mardi 6 septembre 2011

Enseigner le samudaripen !



https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgZIPnN00TIRQGtB7oQSXjHFwm1VHzSs_dX96r5iFDra9a8RzBnVz2gB0BvzxnNJtVtmdoLKp_YHZXDnu3iIuHFpiHeQ6TNo43YBB262DyG9kp_7iM2CIOkoAMXTvFePg3oxZS8S66TrDGE/s1600/camille4.jpg


Luc Chatel dans le numéro du Monde du 6 Septembre 2011, invite Claude Lanzmann à « se rassurer » : « Ni le mot Shoah ni l’histoire de ce crime ne disparaissent de l’école, bien au contraire », affirme-t-il.

Le ministre de l’éducation nationale entend-il rassurer aussi une partie de son électorat ? Toujours est-il que son articlen’évoque pas une seule fois le sort des Tsiganes….

Il est vrai qu’il y a débat, du point de vue des intellectuels Juifs, sur une confusion qu’ils récusent : « les politiques visant les Juifs et le Tsiganes relèvent de deux logiques très différentes » estime Yannis Rodier, formateur au Mémorial de la Shoah (1). Plus précisément encore, l’historienne Annette Wiewiorka affirme :« les Tsiganes comme les Juifs ont été tués en famille, mais les procédures conduisant à la mort des Tsiganes sont radicalement différentes de celles menant à la mort des Juifs. »

Cette volonté de ne pas associer les Juifs et les Tsiganes dans le génocide perpétré par les Nazis, sous le couvert de distinctions fort discutables, - et que tous les Juifs n’approuvent pas ! - contient une discrimination, en fait ou en germe, particulièrement pernicieuse.

Doit-on se taire sur le génocide des Tsiganes ( sans z, s’il vous plaît) parce que lesvictimes de la Shoah ont été nettement plus nombreuses que les victimes du Samudaripen ? C’est inadmissible et insupportable !

Doit-on enseigner la Shoah et pas le Samudaripen parce qu’ily aurait une différence de nature entre l’Holocauste des Juifs et laDestruction des Tsiganes ? Même si les motivations du 3èmeReich ont pu être différentes, la volonté d’éradication totale des deux peuples a été la même. Plus aucun Juif, plus aucun Tsigane ne devaient survivre en Europe.

Le refus d’un mémorial commun à toutes les victimes du génocide proposé, en Allemagne, par Romani Rose, au nom des Sintis et Rroms d’Europe, relève de la même décision autant politique que philosophique : la Shoah ne saurait être confondue avec rien d’autre. L’extermination des Juifs et Tsiganes ensemble, à Auschwitz, ne permet pourtant pas que l’on mêle les victimes dans le même hommage. Comprenne qui pourra !

Distinguer n’est pas séparer. Dans les camps de la mort,Juifs et Tsiganes ne vivaient pas, certes, sauf exception, dans les mêmes baraques. Mais si l’on considère, à bon droit, que la Shoah attentait à l’humanité tout entière, on en peut dire autant du Samudaripen. Dans les deux génocides on trouve la même négation de l’homme, non conforme au modèle racial européen défini par les pseudo-doctrinaires du régime national-socialiste.

Il n’y a pas plusieurs racismes même quand le racisme se manifeste sous diverses apparences et frappe des populations différentes. Il ne convient pas de parler de « racisme et d’antisémitisme ». L’antisémitisme est un racisme ou, plus précisément l’une des formes du racisme. Juifs, Noirs, Roms… ont, souvent, les uns comme les autres, été victimes d’une hétérophobie haineuse conduisant au meurtre, voire à des tentative d’extermination. Faire de l’antisémitisme une particularité historique, c’est lui nier qu’il concerne chacun de nous. La Shoah et le Samudaripen appartiennent à l’histoire de tous les Hommes. On ne peut en« privilégier » aucune partie.

La romaphobie, l’antitsiganisme sont loin d’avoir disparu.Les Européens ignorent trop souvent que les Tsiganes ont, depuis des siècles,été chassés et pourchassés, tenus en esclavage, conduits aux galères, fusillésau fond des bois, traînés vers les fours crématoires.

Les Tsiganes, comme les Juifs, ont été niés dans leur êtremême. Longtemps « le fils du vent » et le « juif errant »ont fait route commune. Il est aussi une Shoah des Roms (un holocauste visant à l’éradication d’une populationdésignée pour l’anéantissement). Il est, oserai-je dire, un Samudaripen desJuifs (la destruction, jusqu’à sa racine, de l’Arbre de Judée). Ce ne sont pasles mêmes qu’on a exterminés, mais pour la même raison : ils ne pouvaientavoir la moindre place au sein du peuple allemand, comme du peuple européen.

Si l’on n’enseigne pas le Samudaripen, on masque une partiede l’histoire de l’Europe et si l’on enseigne la Shoah sans enseigner leSamudaripen, on crée une séparation qui nuit à l’histoire de la Shoah ! Pourquoiserait-il inadmissible d’oublier l’enseignement de la Shoah dans nosécoles et acceptable de ne rien dire du Samudaripen ? L’histoire des Roms commel’histoire des Juifs, font partie de l’histoire européenne, de notre histoire.

vendredi 2 septembre 2011

Marche pour la fierté

Pride, en anglais, signifie fierté. Les Rroms sont fiers d'eux-mêmes. Une initiative voit le jour. Elle vise à européaniser l'exigence du respect de ce peuple. Nous la faisons connaître.


Appel à une «Pride» européenne pour les Roms le 1er octobre

Par un collectif européen.

Il y a un an, de nombreux citoyens roumains et bulgares étaient brutalement expulsés de France parce que Roms. Ces actes de violences se déroulèrent sous l’œil des caméras de télévision mais dans l’indifférence quasi générale, non seulement des classes politiques, mais également des sociétés civiles européennes. Pour beaucoup, ces violences apparaissaient comme le dernier acte d’une tragédie que devraient fatalement subir les Roms à travers toute l’Europe depuis plusieurs siècles, tragédie dont les persécutions des nazis et de leurs collaborateurs ont constitué le paroxysme, mais pas la fin. Beaucoup se sont résignés à l’indifférence par lassitude, par manque de protection politique ou institutionnelle, par autoconviction que ces positions de dominés étaient acceptées voire désirées par les Roms eux-mêmes.

L’évocation de ces violences est pourtant insupportable : en Hongrie, manifestations des milices d’extrême droite dans les villages où vivent de nombreux Roms, comme à Gyöngyöspata, les obligeant à fuir. En République Tchèque et en Hongrie, assassinats et crimes racistes. Dans de nombreux villages, les Roms sont séparés du reste de la population par des murs construits par les autorités locales, comme à Tarlungeni ou Baia Mare en Roumanie, Michalovce, Košice, Prešov ou Svinia en Slovaquie, Sliven en Bulgarie… En Serbie, Croatie, Moldavie, France et Turquie, violentes discriminations raciales dans tous les secteurs de la vie. Retours forcés au Kosovo et expulsions d’Allemagne, du Danemark et de Suède, etc. Cette funeste liste pourrait s’allonger indéfiniment, si bien que les sentiments de fatalité et d’impuissance, voire de normalité de la violence subie l’emportent parfois, même chez certains d’entre nous.

Ces sentiments sont similaires à ceux qui avaient gagné les membres de la communauté gay américaine jusqu’à la fin des années 60. Ils s’étaient habitués aux représentations dégradantes, à la condition de marginalité, à ne pas jouir des mêmes droits que les autres citoyens et à subir régulièrement des violences, individuelles comme policières, simplement parce qu’ils étaient gays. Le 29 juin 1969, suite à la descente policière du jour au Stonewall Inn, petit bar gay du quartier de Greenwich Village à New York, une poignée d’habitués, rejoints par quelques habitants du voisinage, ont décidé de dire «Assez !». Après quatre jours de confrontations avec la police, quelque deux milles personnes ont organisé une marche dans les rues de la ville : la Gay Pride était née.

Un an après l’affirmation d’une politique anti-Roms délibérée en France, quelques jours, mois ou années après les insupportables violences racistes subies par les Roms sur tout notre continent, le samedi 1er octobre sera le «Stonewall rom européen». Ce jour-là, nous, responsables de la société civile européenne antiraciste et rom, allons assumer nos responsabilités et crier avec force et détermination: «Dosta !», «Assez !». Avec fierté et espoir en une Europe débarrassée du racisme, de l’antisémitisme et de toutes les discriminations raciales, nous allons marcher pour la première Roma Pride.

Nous en avons assez des stéréotypes racistes, assez des discriminations raciales permanentes, assez de la marginalisation forcée, assez des violences quotidiennes, assez du statut de bouc émissaire, assez des meurtres racistes qui touchent les individus ou communautés roms au cœur de notre continent depuis trop longtemps, assez !

Ensemble, avec de nombreuses organisations de la société civile, des citoyens engagés célèbres ou anonymes, puissants ou faibles, nous allons défiler au cœur des capitales européennes pour faire mieux connaître et pour dénoncer le racisme et les discriminations raciales dont sont victimes les Roms, aujourd’hui, à travers toute l’Europe. A l’occasion d’événements culturels, nous partirons à la rencontre de tous ceux qui souhaitent mieux connaître la diversité des cultures, des identités, des histoires et des mémoires roms, bien loin des stéréotypes et clichés éculés. Par notre action commune, nous ferons vivre le rêve européen et la valeur d’égalité qui le fonde. Notre revendication sera donc simple et claire : l’égalité des droits et l’égale jouissance des droits pour tous les individus vivant en Europe. En un mot, la dignité.

Ainsi, nous mènerons une coalition européenne de solidarité et d’idéal de la Norvège à la Turquie, de la France à la Lettonie, en passant par la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie et bien d’autres pays européens pour clamer haut et fort : Roma Pride !

Signataires :

Benjamin Abtan, Secrétaire Général du European Grassroots Antiracist Movement - EGAM, et les dirigeants d’organisations roms et antiraciste de 21 pays européens :

Albanie : Aldo Merkoci, Président de MJAFT ! Movement et Adriatik Hasantari, Président de Roma Active

Allemagne :Serdar Yazar, Membre du Bureau de la Turkish Union in Berlin- Brandenburg (TBB)

Autriche : Barbara Liegl, CEO de ZARA, Alexander Pollak, Directeur Exécutif de SOS Mitmensch et Andrea Härle, Directeur Exécutif de Romano Centro

Belgique : Patrick N’Siala Kiese, Membre du Bureau de Kif Kif Bulgarie : Krassimir Kanev, Président du Comité Helsinki et Deyan Kolev,

Président du Centre Amalipe pour le dialogue interethnique et la tolérance Croatie : Mario Mazic, Directeur de Youth Initiative for Human Rights - Croatia

Danemark : Thomas V. Lytken Larsen, Président de Center for Positive Integration - CePI, Anne Nielsen, Présidente de SOS mod racism et Sofie Amalie Andersen, Présidente de Nyt Dansk Romanetværk

Finlande : Janette Grönfors, Coordinatrice de Rasmus, réseau contre le racime, et Membre fondatrice de Nevo Roma

France : Dominique Sopo, Président de SOS Racisme et Eugène Daumas, Président de l’Union Française des Associations Tsiganes - UFAT

Grande-Bretagne : Samuel Tarry, Directeur de la campagne ‘Hope not hate’ de Searchlight

Hongrie : Janos Farkas, Président du Gouvernement de la minorité Rom de Gyöngyöspata et Erika Muhi, Directrice de NEKI

Italie : Angela Scalzo, Président de SOS Razzismo et Olga Bala, Présidente de Partita Romilor

Kosovo : Raba Gjoshi, Directrice de Youth Initiative for Human Rights - Kosovo et Osman Osmani, Directeur de Initiative 6

Lettonie : Anhelita Kamenska, Directrice du Latvian Centre for Human Rights

Moldavie : Nicolae Radita, Président du Roma National Center

Monténégro : Boris Raonic, Directeur de Youth initiative for Human rights Montenegro

Norvège : Kari Helene Partapuoli, Directrice du Norwegian Center Against Racism

Roumanie : Margareta Matache, Directrice Exécutive de Romani Criss

Serbie : Jovana Vukovic, Coordinatrice du Regional Centre for Minorities et Maja Micic, Directrice de Youth Initiative for Human Rights - Serbia Slovaquie : Irena Bihariova, Présidente de Ludia proti rasizmu (People against racism)

Turquie : Selda Bilocer, Président de Roma Youth Association et Cengiz Algan, porte-parole de Durde !

http://www.liberation.fr/monde/01012357463-appel-a-une-pride-europeenne-pour-les-roms-le-1er-octobre


mercredi 31 août 2011

Un tramway nommé "la Honte"


panneau_tramway_01

Sur quelle voie nous engageons-nous ?

La RATP affrète un tramway pour évacuer des Roms

Il n'y a plus d'illusions à se faire : le pouvoir actuel ose tout, y compris violer les symboles historiques qui nous rappellent encore l'insupportable soumission du régime de Vichy !

"Excès de zèle" ou pression policière sur la RATP à laquelle "on" n'a pas su répondre ?
Et une fois encore, ce sont les Rroms qui en font les frais.
Mais attention, la gangrène gagne : il est des Français pour accepter ça !
Nous sommes prévenus.
Si notre indignation ne s'accompagne pas de solidarité, c'en est fait de la démocratie !

France Info - 04:48

L’histoire rappelle de bien tristes souvenirs et suscite un tollé à la RATP. Hier, une rame de tramway a été mise à disposition de la police pour l’aider à évacuer un camp de Roms à Saint-Denis, en région parisienne. Excès de zèle local, dit-on à la RATP...

A l’origine, il s’agissait d’évacuer une centaine de Roms d’un camp, à Saint-Denis. Une centaine de personnes ont été embarquées, sous escorte policière, dans une rame de tramway - généreusement mise à disposition par la RATP. Destination : la gare RER de Noisy-le-Sec

http://www.france-info.com/france-societe-2011-09-01-quand-la-ratp-affrete-un-tramway-pour-evacuer-des-roms-558822-9-12.html


samedi 27 août 2011

Expulsion d'un Rom du Kosovo vers la Serbie


C'est encore plus facile : les Roms du Kosovo ne font pas partie de l'Union européenne. On peut les expulser comme non ressortissants. Ils sont très peu nombreux en France. Qu'importe...

Communiqué de presse du réseau de vigilance citoyenne de la Rochelle
concernant l'expulsion d'un Rom du Kosovo vers la Serbie


M. Muharem Saciraj a 29 ans. Il est rom du Kosovo. Il est né et a grandi à Vücitrn au Kosovo. Il a fui le Kosovo pour échapper aux persécutions et aux discriminations dont il faisait l’objet du fait de ses origines rom.
Il est arrivé à La Rochelle en novembre 2009 accompagné de sa femme Dasurje et de ses 3 enfants âgés de 6, 4 et 2 ans.
L’aîné des enfants présente un lourd handicap d’ordre psycho-moteur qui nécessite une orientation vers un Institut Médio-Educatif. Au Kosovo, les Roms ne peuvent pas accéder à une assistance et un suivi médico-éducatif adaptés à son état.
Dasurje Saciraj est enceinte de 5 mois et présente un risque élevé d’accouchement prématuré depuis déjà quelques semaines.

La famille est déboutée de sa demande d’asile et a reçu une Obligation de Quitter le Territoire Français le 13/12/2010, décision confirmée par le Tribunal Administratif de Poitiers le 06/04/2011. Un appel est en cours auprès de la Cour Administrative d’Appel de Poitiers.

Une procédure de réexamen de sa demande d’asile est toujours à l’étude à la Cour Nationale du Droit d’Asile.

Le 01/08/2011, en visite dans sa belle-famille à Troyes, il subit un banal contrôle routier (la boule de caravane masque un peu la plaque d'immatriculation). Interpelé, il est envoyé au centre de rétention administrative de Metz le 1er août. Le 5 août, la Cour Européenne des Droits de l'Homme décide de suspendre son expulsion vers le Kosovo le temps qu’elle se prononce sur le fond du dossier. Cette décision est motivée par les risques encourus en cas de retour au Kosovo. Malgré cette décision, il a été maintenu au centre de rétention administrative de Metz. C’était sans savoir que l’Etat était en cours de tractations avec la Serbie pour une expulsion…

Le 25 Août à 2h00 du matin les policiers sont venus le réveiller et l’ont conduit à l’avion pour Belgrade de 9h40.

Muharem SACIRAJ a été victime d’une véritable tromperie, sans même pouvoir faire valoir ses droits.

Pourquoi une expulsion en Serbie alors que Muharem Saciraj est citoyen de la République du Kosovo (depuis la proclamation de 2008 et l’indépendance de ce Pays) ?


Le drapeau du nouvel état kosovar


Pourquoi une expulsion en Serbie alors que M. Sarkozy, président de la République, reconnaissait en février 2008 le Kosovo comme un état souverain et indépendant ? Parce que l’état français a choisi d’ignorer la décision de la Cour Européenne, profitable à Muharem Saciraj et, faute de pouvoir le faire partir par la porte, l'a jeté par la fenêtre !

Les conditions de l'expulsion sont ahurissantes et symptomatiques du mal qui ronge les responsables gouvernementaux et de l'administration en France actuellement.

En expulsant et en livrant Muharem Saciraj à la Serbie, la politique gouvernementale du chiffre et les dirigeants de l’administration française sont responsables, chacun pour leur part :

- de l’immersion de Muharem Saciraj dans un Pays qui n’est pas le sien, dans lequel il n’a pas de contacts, ni famille, ni amis. Rappelons qui plus est que les Kosovars sont extrêmement mal traités dans ce pays en raison de leur indépendance obtenue contre la volonté serbe et que les roms y sont victimes de discriminations quotidiennes. Rappelons également que la situation n’est pas meilleure pour lui au Kosovo qu’il avait été obligé de fuir en raison des mauvais traitements réservés à la population Rom.

- de l’éclatement d’une famille par l’arrachement du père, laissant la maman enceinte de 6 mois et ses 3 enfants, sans ressources et obligée maintenant de se terrer.

- du non respect des décisions de justice, de la Convention européenne des Droits de l’Homme et de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme : droit de vivre en famille, droit au recours effective.

- de la trahison de la conscience morale de la France et des Français qui s’en prévalent.

Nous continuons de penser que la France doit rester une terre d'asile, elle en a les moyens ne serait ce que par l'économie faite en fermant les centres de rétention et en arrêtant les expulsions.

Nous tenons à faire part au Président de la République, au ministre de l'intérieur, aux préfets et à la population de notre profonde indignation devant ce traitement inhumain qui déshonore la France, pays des Droits de l'Homme.

Au nom du respect de la vie familiale et de l'intérêt supérieur des enfants, principes reconnus et ratifiés par la France, nous exigeons le retour immédiat en France de Muharem Saciraj auprès de sa famille et sa régularisation.

Le réseau de vigilance citoyenne de La Rochelle

Contact Valérie : 06.81.16.70.51


Le Kosovo avant l'indépendance.


Rappel : la situation des Roms du Kosovo (http://www.hns-info.net/spip.php?article26529)

samedi 6 août 2011

Un nouveau mur pour les Rroms !

Giugliano inaugura il muro «anti-Rom»

Dans le pays des œuvres inachevées, à Giugliano, dans la banlieue peuplée de Naples, depuis hier on est fier d’avoir terminé le mur. Celui de Giuliano est fait pour séparer :
450 mètres de longueur, presque trois de hauteur (financé par 300 000 euros de fonds de la Province), il sert à séparer d’un côté les entreprises de la zone Asi de l’autre les Rom. C’est une initiative du Cig, le consortium présidé par l’entrepreneur Angelo Punzi. Mais les Roms étaient là bien avant l’arrivé de l’installation industrielle, depuis presque 30 ans. Environ 86 familles, 466 personnes dont 275 mineurs (environ la moitié ayant moins de 5 ans) et 13 handicapés ont été délogés à la mi-avril. Au fur et à mesure ils avaient été intégrés dans les 45 entreprises des secteurs de l’électronique, dans les entreprises pharmaceutiques et de l’habillement. Mais il s’agissait d’un petit lot de terre fortement polluée après des années de décharges illégales de déchets toxiques, si bien que le procureur Aldo De Chiara avait ordonné l’évacuation à la mi-avril.

Une petite partie d’entre eux avait obtenu des habitations modulaires par la commune, les autres auraient dû s’installer dans un camp équipé qui devait ouvrir à Quarto, sur un terrain confisqué à la Camorra. Un transfert difficile, comme cela arrive souvent pour de sites appartenant aux clans, encourant même des menaces d’hommes armés. La communauté Rom avait alors proposé d’acheter eux-mêmes un terrain pour la construction à la condition que les institutions les aident à compenser les dommages. Depuis lors aucune solution n’a été trouvé, certains sont partis, d’autres se débrouillent dans des campements de fortune sur des zones privés de Giuliano, sans eau ni électricité ni sanitaire. En mai un nouveau né est décédé, il n’avait que deux mois, la famille avait trouvé refuge là-bas, sur un terrain situé entre un centre commercial et un axe routier. Il est mort dans la tente où il dormait par terre avec les fortes pluies qui s’abattaient sur les bâches.


Ce n’est pas une mesure raciste rassure les promoteurs de l’initiative : « par la réalisation du mur de ciment on décourage les vols d’eau en se branchant sur les conduites, la dégradation des cabines électriques et la dévastation continue des lignes téléphoniques par le vol du cuivre ». Au risque de se contredire : ce n’est pas un mur mais un système normal de confinement visant à protéger la zone industrielle, comme dans d’autres zones analogues par des systèmes de sécurité. Nous ne disons certes pas que tout ses actes ont été l’œuvre des Roms, car d’autres pourraient se « cacher derrière cet alibi », explique Punzi. . En somme c’est un mur et ce n’en est pas un, et c’est un tesson, un projet d’assainissement – poursuit-il. Aujourd’hui dans les voies d’accès, il y a des fleurs : qui connait l’état précédent de cette zone sait que c’est un résultat presque extraordinaire ».

Aucune mention du fait que pour arriver à la zone Asi on doive passer par une galaxie de micro décharges abusives, dans chaque esplanade des prostitués en plein jour, l’installation maintenant orné de platebandes accueille l’établissement Stir pour l’emballage des ordures avec des compacteurs automatiques pleins de déchets à longueur de journées, avec leur ruisseau de liquide noir qui s’écoule le long des voies d’accès. Leur mauvaise odeur caractéristique, qui donne des haut le cœur marque l’arrivé dans la zone industrielle. Mais les Roms, non vraiment c’est eux qui freinent le développement.

dimanche 31 juillet 2011

Quand le président de la FNASAT "tchate"avec des lecteurs du Monde

La messagerie instantanée, le dialogue en ligne ou le clavardage (québécisme), également désignée par l’anglicisme « chat » (« bavardage ») francisé en « tchat », permet l’échange instantané de messages textuels entre plusieurs ordinateurs connectés au même réseau informatique, et plus communément celui d’Internet. Contrairement au courrier électronique, ce moyen de communication est caractérisé par le fait que les messages s’affichent en quasi-temps-réel et permettent un dialogue interactif.




"Pour mettre fin à la 'question rom', il faut leur ouvrir l'accès au marché du travail"

Laurent El-Ghozi, président de la Fnasat (Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes) | LEMONDE.FR | 29.07.11 | 19h11 • Mis à jour le 29.07.11 | 19h28

Source TERRA :

Eric : Quelles sont les différences entre gens du voyage et Roms ?

Laurent El-Ghozi : On entend sous le nom de Roms, qui veut dire "homme adulte" en langue romani, une population de 10 à 12 millions d'habitants présents dans tous les pays européens et rassemblés par une origine historique, une culture, une langue, et partout victimes de discriminations.

Ce sont les Tsiganes, les Manouches, les Sintis, les Gitans... En France, il n'y a pas de minorité ethnique, mais la désignation d'une catégorie administrative : les gens du voyage, définis par leur mode de vie itinérant. Tous les gens du voyage sont français, la majorité d'entre eux sont tsiganes ou roms.

Ceux qu'on appelle les gens du voyage se reconnaissent, pour la majorité d'entre eux, sous le terme de Roms, mais sont définis par leur mode de vie itinérant et une catégorisation administrative. Ils sont de 400 000 à 600 000 en France et subissent eux aussi de nombreuses discriminations : droit de vote, titre de circulation à faire viser par la gendarmerie tous les trois mois, difficultés de stationnement et d'accès à l'habitat… Ils sont représentés par plusieurs associations nationales : UFAT, ANGVC, ASNIT. La Fnasat rassemble une centaine d'associations qui travaillent avec et pour les gens du voyage sur tout le territoire français.

Anaïs : Comment jugez-vous l'influence de l'Union européenne sur la situation des Roms en France ?

L'Union européenne avait décidé il y a six ans qu'on entrait dans la décennie des Roms, 2005-2015, avec comme priorité l'amélioration de leur situation partout en Europe. Pour 10 à 12 millions de Roms. Six ans après, dans tous les pays d'Europe, y compris en France, la situation s'est aggravée.

Les déclarations du président Sarkozy il y a un an stigmatisant les Roms, gens du voyage, supposés être délinquants, vont dans le sens de cette stigmatisation accrue. La position de Mme Reding est parfaitement légitime. Elle pointe le côté délibérément raciste d'une politique désignant une population sur des bases ethno-raciales, réelles ou supposées.

Aujourd'hui, toutes les institutions européennes et internationales attendent de la France et de tous les pays européens un plan pour améliorer la situation des Roms et des gens du voyage.

Anaïs : d'après vous donc, l'Union européenne, par son (in)action, aurait donc une influence plutôt néfaste sur le sort des Roms en Europe et la décennie des Roms n'aurait eu comme effet que de les stigmatiser ?

La politique européenne depuis des années n'est pas efficace. Il y a actuellement une volonté réaffirmée d'améliorer la situation des Roms dans tous les pays d'Europe : en Hongrie, en Roumanie, au Kosovo, en Italie, en France. Des financements sont débloqués, mais il manque d'opérateurs fiables, en particulier dans les pays d'origine, et une volonté politique de ces Etats.

Il faut rappeler que, jusqu'en 1856, les Roms étaient esclaves en Roumanie. D'où la représentation qu'en a la population.

David : La défaite de Sarkozy en 2012 sera-t-elle un soulagement pour votre communauté ? Le programme du PS est-il meilleur ?

Je ne suis pas rom, mais gadjo. Les gadje sont tous ceux qui ne sont ni roms, ni tsiganes, ni gitans, ni manouches. Je suis également élu socialiste depuis vingt ans. Je suis convaincu qu'un gouvernement socialiste aura la volonté dès 2012 de mettre fin aux mesures transitoires, permettant ainsi aux Roms roumains d'être considérés comme des citoyens européens et d'accéder normalement au marché du travail. Il n'y aura donc plus de "question rom".

Bruno : Depuis l'été dernier, le gouvernement ne parle plus de Roms mais de citoyens roumains. Est-ce une réponse positive aux critiques des associations ?

Bien sûr. Je me souviens d'une conférence de presse où le ministre de l'intérieur parlait de Roms, quand le préfet de police ne parlait que de Roumains. Dans un cas, propos racistes ; dans l'autre cas, propos simplement "xénophobes". Reste qu'en parlant de Roumains migrants, le gouvernement actuel fait exclusivement référence aux Roms.

Julien : Perçoit-on toujours la même hypocrisie de la part des élus PS qui s'insurgent devant les propos du président, mais qui une semaine plutôt envoyaient des circulaires demandant l'évacuation de camps de Roms ?

D'une part, la demande d'évacuation de bidonvilles de Roms migrants répond à des impératifs d'hygiène et de sécurité qu'on ne peut pas balayer d'un revers de main. D'autre part, la question de l'immigration des Roms roumains est évidemment une question de responsabilité nationale, mais dont la gestion retombe inévitablement sur les collectivités locales, quelle que soit leur couleur.

De plus en plus de villes de gauche essaient de mettre en place des dispositifs d'accueil moins inhumains. Cela reste un cautère sur une jambe de bois, car la seule solution, c'est la levée des mesures transitoires qui interdisent aux Roms et aux Bulgares de travailler légalement en France.

Thomas : Certains viennent pour trouver une aide, d'autres sont organisés pour truander les touristes. Quand on voit ses derniers tous les matins je comprends l'envie de certains de les chasser de leur pays mais quelle serait la meilleure solution ?

Deux choses : lorsque des gens viennent en France pour des raisons à la fois économiques et de persécution réelle dans leur pays et qu'ils ne peuvent pas travailler légalement dans le pays d'accueil, d'une part ils sont obligés d'essayer de gagner leur vie comme ils peuvent, par exemple par la vente de journaux, par la mendicité, par de petits boulots au noir, et d'autre part ils sont comme tous les pauvres démunis, victimes de bandits qui exploitent leur misère.

David : Justement, pourquoi n'ont-ils pas le droit de travailler ?

Les mesures transitoires que la France a instaurées au moment de l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union européenne, faites pour protéger le marché du travail, interdisent en réalité tout accès au travail salarié normal pour les Roumains et les Bulgares. Ces mesures courent jusqu'à fin 2011.

Le gouvernement a déjà annoncé qu'il les prolongerait jusqu'à fin 2013, date limite. En réalité, il y a 15 000 Roms migrants en France, soit 3 000 à 4 000 personnes susceptibles de chercher un emploi. Tous les Roms depuis vingt ans qui ont eu un titre de travail leur permettant de travailler légalement ont trouvé du travail, paient leurs impôts, se sont logés, ont scolarisé leurs enfants, et ne sont plus une charge pour la France.

Il faut ajouter que sont considérés comme délinquants par la police tous les Roms qui ne sont plus en situation régulière sur le territoire.

Thomas : En France, leur interdit-on de travailler normalement ?

Les mesures transitoires, maintenues en place seulement par dix pays européens, imposent, pour avoir un titre de séjour, d'obtenir un contrat de travail. Celui-ci est soumis à trois conditions : être dans le cadre des métiers dits sous tension, pour lesquels on manque de main-d'œuvre ; trouver un employeur qui paie une taxe de 800 à 1 600 euros ; obtenir l'accord de la direction du travail, qui peut mettre deux à six mois.

Il est donc exceptionnel de trouver un employeur qui accepte ces conditions en dehors des employeurs militants ou associatifs.

Voisine : Que permettrait la levée des mesures transitoires ? Car d'autres migrants ont des conditions d'accès à l'emploi encore plus dures, et trouvent quand même du boulot. Par exemple les migrants d'Afrique subsaharienne. Y a-t-il d'autres raisons qui expliquent les difficultés d'accès à l'emploi, le manque de réseaux par exemple ?

D'une part, les Roms roumains et bulgares sont européens et bénéficient du droit de libre circulation et de libre installation garanti par les conventions européennes. Ils devraient donc pouvoir, comme les Polonais, les Espagnols ou les Anglais, accéder au marché du travail et vivre décemment.

Effectivement, ils ont peu de réseaux, ils sont très peu nombreux, et surtout, souffrent d'un rejet de la part de leurs concitoyens non Roms. Par ailleurs, les migrants d'Afrique vivent dans d'aussi mauvaises conditions et travaillent au noir sans couverture sociale ni aucun droit social.

Pierre : Vous dites que ces mesures transitoires sont appliquées dans 10 pays. Qu'en est-il de la situation des Roms dans les autres pays ?

Prenons par exemple l'Espagne, qui a levé les mesures transitoires l'année dernière, et n'a enregistré aucun afflux massif de Roumains ou de Bulgares. Les Roms roumains présents en Espagne, beaucoup plus nombreux qu'en France, trouvent du travail aussi difficilement que les autres migrants européens, mais pas plus. Il n'y a donc pas de question spécifiquement rom, mais l'interdiction qui leur est faite, encore une fois, de gagner légalement leur vie.

Voisine : L'Espagne qui veut maintenant rétablir les mesures transitoires…

Pas à ma connaissance, mais tout est possible. Ce serait regrettable et contraire aux recommandations européennes.

David : Y a-t-il un "intérêt" pour l'Etat français à les maintenir dans la marginalité ?

Les mesures transitoires permettent d'avoir une population de quelques milliers de personnes boucs émissaires idéaux, qui focalisent les peurs, les haines, et justifient des lois de plus en plus sécuritaires. Ainsi, la Loppsi 2, initialement faite pour lutter contre les installations illicites de Roms, autorise aujourd'hui les préfets à expulser sans mesure judiciaire toutes les occupations, y compris sur des terrains privés ou municipaux.

La fabrication par les mesures transitoires de ce groupe de boucs émissaires justifie les discours xénophobes et racistes et libère cette parole de la part de la droite de l'UMP. Sa fonction politique est donc évidente.

David : Les Roms ont-ils toujours l'envie de venir en France malgré ces discours xénophobes et les mesures policières ?

Le fait est que l'immigration des Roms roumains se poursuit au même rythme malgré les expulsions – plus de 10 000 en 2010 – et les conditions de vie que nous leur réservons. Comme ils disent : "Il y a plus à manger dans vos poubelles que chez nous."

Pour autant, le nombre de Roms roumains présents sur le territoire est stable à environ 15 000 depuis des années.

Thomas : Mais que faire ? Tous les jours à Palais-Royal à Paris, ils sont des dizaines de moins de 16 ans. N'existe-t-il pas chez les Roms une culture de la mendicité ?

Il y a une culture de la pauvreté et quand on est pauvre, tous les moyens sont bons, surtout lorsqu'on vous interdit de travailler normalement. En Roumanie, les Roms ne mendient pas, les Roms ne vivent ni en caravanes ni en bidonvilles. Et pourtant ils sont très discriminés, en particulier sur le marché du travail.

Pierre : Les vrais responsables de la situation difficile des Roms en Europe ne sont-ils pas les dirigeants roumains à qui il incombe en priorité d'accepter et d'intégrer cette frange de sa population ? Pourquoi l'UE, qui verse des aides au développement importantes à la Roumanie, n'impose pas aux dirigeants roumains de faire des efforts ?

Bien sûr, la responsabilité de la Roumanie est entière. Mais c'est un pays encore désorganisé, pauvre, avec de multiples priorités qu'il considère, à tort pour moi, comme supérieures à la situation des Roms. Ceux-ci sont environ 2 millions en Roumanie. Pour autant, la France, cinquième puissance économique mondiale, doit pouvoir accueillir 15 000 Roms originaires de Roumanie sans difficulté si elle le veut.

Ce n'est donc, encore une fois, qu'une question politique.

David : Que pensez-vous du rapport sanitaire dramatique publié cette semaine par Médecins du monde ?

Depuis 1993, Médecins du monde, grâce à sa mission "Banlieue", essaie de faciliter l'accès aux soins pour les Roms migrants. La situation décrite aujourd'hui montre une aggravation par rapport aux années précédentes, liée en particulier à la multiplication des évacuations de terrains. Impossible en effet d'assurer un suivi de soins, de prévention, de vaccination, lorsque les personnes sont déplacées toutes les trois ou six semaines.

Cela a également des conséquences négatives pour l'ensemble de la population présente sur le territoire.

Pierre : Le mode de vie itinérant n'est-il pas un frein à l'accession à une activité professionnelle stable ?

Les Roms de Roumanie ne sont pas des nomades. Ils ne vivent pas en caravanes, mais en maisons, depuis des dizaines d'années. S'ils se sont installés dans des caravanes pourries en France, c'est faute d'autre abri. Il n'y a donc aucune raison de considérer que le fait d'être Rom implique une quelconque difficulté d'accéder à un emploi stable.

David : Les événements de Nîmes entre communauté gitane et maghrébine (violences, vendettas) participent aux clichés sur les gens du voyage, même sédentaires. Comment luttez-vous contre cela ?

Les événements de Nîmes ne concernent pas des Roms, mais des gens du voyage français. Qu'il y ait des frictions entre différentes communautés ne concerne pas seulement des gens du voyage, mais aussi des Africains, des Maghrébins… Donc je ne crois pas qu'il faille faire de cette histoire une généralité.

La question de la mauvaise image des gens du voyage est essentiellement liée à une culture différente, et en particulier en période de crise, tout ce qui est différent de nous est facilement rejeté.

Pierre : Etes-vous pour l'occupation illégale de terrains par les Roms ou pour des propositions de logement légales alternatives ? Que proposez-vous ?

Il est évident que les Roms, comme tous les citoyens européens, doivent pouvoir accéder au marché de l'emploi d'une part, à celui du logement d'autre part, sans discrimination particulière. L'occupation illicite de terrains, qu'elle soit autorisée ou non par les municipalités, est évidemment un pis-aller indigne.

Voisine : Les Français vous paraissent-ils plus informés sur la situation des Roms ?

Le seul effet positif du discours de Grenoble a été une mobilisation d'un nombre important de citoyens militants, collectifs de soutien, associations de droits de l'homme ou antiracistes. Au niveau français comme au niveau européen.

Le fait qu'aujourd'hui encore un chat du Monde.fr oblige à répondre à des questions dont les réponses ont déjà été apportées depuis un an montre que le travail sur les représentations négatives et les discriminations n'est jamais terminé. Information : le 1er octobre 2011 aura lieu dans un certain nombre de capitales européennes la première "Roma Pride", manifestation de la fierté des Roms.

Amaury : Les rois autoproclamés des Roms ont-ils fait quelque chose pour leur communauté ?

Les rois autoproclamés sont des chefs de communautés plus ou moins étendues, mais ne représentent pas grand-chose aux yeux des Roms eux-mêmes, et surtout vis-à-vis des institutions. D'autres responsables Roms s'imposent progressivement dans les institutions nationales et européennes, en particulier le Forum européen des Roms, qui réunit depuis un an des représentants roms de tous les pays européens et tente de peser sur les politiques européennes.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/07/29/laissons-aux-roms-l-acces-au-marche-du-travail-il-n-y-aura-plus-de-question-rom_1554265_823448.html